Vaincre la saison morte

Quelques astuces pour rester en mouvement quand tout nous pousse à rester à la maison.

Par Marc Bilodeau

Saarinen running in snow

Ma dernière course de l’année a eu lieu le 3 octobre 2010. Semi-marathon. Prochaine épreuve : mai 2011. Là où j’habite, l’hiver est féroce. De novembre à mars, la neige abondante et les grands froids rendent l’entraînement sur route presque impossible. Le soleil se lève tard, il se couche tôt, la motivation est au plus bas. Je suis présentement en pleine saison morte. Et comme la saison, mon moral est un peu mort aussi. Si, comme moi, vous avez dans votre calendrier une période creuse, voici quelques astuces susceptibles de vous remettre sur le droit chemin.

Des courses impromptues.

Vous allez faire des emplettes à quelques centaines de mètres de chez vous? Vous devez marcher un kilomètre pour vous rendre au métro? Pourquoi ne pas courir? Comme ça, sans préparation, sans vos chaussures de course, sans votre survêtement porte-bonheur, sans votre baladeur. Juste pour donner envie à vos jambes de reprendre vie. Je pratique ce conseil depuis une semaine et j’ai couru. Je n’ai couru que quelques minutes par-ci par-là, mais j’ai couru.

Des courses « zen ».

En convenant qu’une course impromptue occasionnelle ne suffit pas à garder la forme, une autre façon de tirer profit de la saison morte est de lâcher prise. On s’habille, on enfile ses chaussures de course et on s’élance, comme ça, sans distance cible, sans parcours prévu, sans allure à respecter. On laisse la montre, le gps et les gadgets à la maison. On court doucement, on écoute nos pas, on regarde autour. J’adore tout particulièrement les courses « zen » pendant la période des fêtes de fin d’années. Les gens sont souriants sur les trottoirs, les maisons sont décorées, l’ambiance est magique.

Initier un ami.

La prochaine course organisée est plutôt loin dans le temps, vous pouvez vous permettre des entraînements plus légers, c’est le moment idéal pour initier un ami à la course à pied. Avec comme objectif de compléter la prochaine épreuve de votre calendrier, même sur une plus courte distance, votre nouveau partenaire sera gonflé à bloc et vous serez motivé par votre rôle de mentor. Vous aurez une raison de plus de braver le froid ou la noirceur pour sortir courir. Dans mon cas, avoir vu un ami proche compléter son premier semi-marathon en me citant comme source d’inspiration reste un moment fort de ma carrière naissante de coureur de fond.

Je vous souhaite donc de parvenir à vaincre votre saison morte, où qu’elle se trouve dans l’année. Pour moi, rien n’est encore gagné, mais j’ai bon espoir de m’en sortir en mettant en pratiques ces quelques idées.

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